PREMIERE PEUR chez DODIN
Printemps 1965, il est 14heures lorsque du bureau j’entends des cris , un conducteur de Travaux arrive en courant :
appelez les pompiers vite !
Le tablier de l’ouvrage annexe au franchissement de la porte de Clignancourt vient de s’effondrer, il était en cours de bétonnage – 80 m3 de béton sont tombés de 6mètres de hauteur dans un enchevêtrement de câbles de précontrainte, de ferraille ,de matériel, et l'équipe de bétonnage composée de 6 à 8 compagnons a suivie
L’étaiement « Lambert » a lâché.
Sous ce tablier passaient quotidiennement des riverains, et des ouvriers du chantier, il faut dire que nous sommes à la limite de St Ouen et nous cotoyons le Marché aux Puces.
Il y a-t-il du monde sous le béton effondré ? en courant, je parcourerai tout le chantier sur 3 km ,pour faire le recensement de l’effectif du jour afin d’être sûr que personne de l'entreprise ne manque à l’appel.
Les travaux de déblaiement dureront toute la nuit, le lendemain matin nous étions enfin soulagé, personne n’avait été enseveli. Bilan : un ouvrier avec une entorse à la cheville - quelle chance !
Nous aurons ce jour et pour la première fois la visite de Jacques, Michel et Abel DODIN.