AMBIANCE DODIN à NANTES
En 1981, aux bureaux DODIN du bd Pasteur à Nantes, l’ambiance est sympathique, c’est quand même rdifférent de l’ambiance d’un grand chantier, toutes et tous ici sont sédentaires ,les services sont cloisonnés au sens propre comme au figuré, Direction, Service Matériel, Bureau d’études, Service Prix et Méthodes, Service Travaux, leurs relations sont cordiales sans plus., à mon arrivée j’ai quand même ressenti que les gens avaient la peur du chef, mes relations avec Jean Paul VRINAT ,Philippe HANNEBICQUE et même Michel DODIN était tout à fait différentes beaucoup plus décontractées, tout le monde se vouvoyait quelque soit le niveau hiérarchique ou l’âge, alors que je tutoyais assez facilement les gens de mon âge, et que Philippe Hannebicque avait tendance lui à tutoyer toute le monde.
Lucien SUDRE et quelques autres, ne montaient jamais dans le bureau du patron sans resserrer sa cravate et enfiler sa veste, se cachait derrière une armoire disposée spécialement dans le bureau pour boire sa bière, rectifiait la position dés que Michel DODIN ou JP VRINAT entraient dans leur bureau.
Ils me regardèrent quelques temps l’air étonné que je puisse boire une bière tout en travaillant à mon bureau, sans même cacher la bouteille, que je file dans le bureau du patron en manche de chemise, que je rentre dans leur bureaux simplement après avoir frappé à la porte sans même attendre et entendre le ‘’entrez’’ qui y autorise, que je plaisante avec eux le soir autour d’un apéro
ll est vrai qu’ils avaient eu à subir un Directeur André CASTAING surnommé dédé la terreur, qui m’a-t-on raconté, car je ne l’ai pas ou très peu connu, exigeait une rigueur vestimentaire, contrôlait lui-même les arrivées le matin à l’embauche, ne tolérait aucune fantaisie, avait une chaise (en bois) dans son bureau réservée aux ouvriers, s’emportait aisément menaçant de mitrailler tous ces grévistes -un véritable tyran. A ma connaissance personne n’a vraiment regretté son départ en retraite en 1980.
Notre standardiste hôtesse d’accueil Colette LAUNAY faisait exception à la règle de rigueur, elle était à elle seule un service indépendant, beaucoup d’humour, une grande jovialité, une plaisanterie par ci, une farce par là, toujours prête à faire la fête, le bout en train de l’entreprise quoi !
Je partageai avec le chef comptable Bernard BREHERET une secrétaire, jacqueline CHARBONNEL, surnommée ''chonchon" la cinquantaine,un peu vieillotte , elle adorait le materner,l'appelait BB,moi c'était un peu plus difficile,surtout aprés lui avoir reproché les mauvaises odeurs de son bureau,.En effet elle déjeunait le midi sur place et enfermait son camenbert dans une armoire ! c'était une puanteur mais jusque là personne n'avait osé lui dire. Elle m'en a fait voir,frappant toujours en dernier mon courrier,oubliant les messages,c'était cyclique elle pouvait être une peste et se montrer quelques heures aprés prévenante et aimable,tout compte fait on pu la supporter jusqu'à son départ en préretraite.
Aux fils des mois l’ambiance se décontracta, tournoi de ping-pong, apéros, et sorties nocturnes détendirent l’atmosphère
Quand Fin 1982, DODIN fut repris par SOBEA, une réunion informelle regroupa un soir quelques uns dans mon bureau autour de quelques boissons, il était bien naturel que nous nous posions des questions, Michel DODIN revenant de PARIS, vint nous rejoindre, on le sentit ému, il nous raconta en quelques mots comment nous avions été « Sobéatisé », l’alcool et l’émotion aidant, je lui dis qu’il s’en était bien tiré,mieux valait être sobéatiser que sodomiser ! Cela provoqua rires de quelques uns et surprise offusquée de quelques autres !
Une page importante de l’entreprise venait d’être tournée.